Pour une réforme de l’assurance-vie au service de la transformation économique et de l’industrie tech

Dans un pays disposant de 6000 Md€ d’épargne, dont 1700 milliards dans l’assurance-vie, seulement 0,4% se dirige vers le capital-investissement. Pour parvenir à l’objectif d’une startup nation durable, il est impératif de mettre définitivement l’écosystème French Tech à l’abri d’un retournement de cycle. Nous avons besoin de plus d’investisseurs de long-terme issu du milieu de la Banque-Assurance. L’Investment League est l’alliance inédite des entrepreneurs, des capitaux risqueurs, des banque-assureurs. Ensemble, nous venons tenir un discours simple: la fiscalité doit encourager l’orientation de l’épargne vers l’innovation assure Jean-David Chamboredon, Co-Président de France Digitale.

Au cours d’un entretien de plus d’une heure, France Digitale avait au préalable échangé avec le Ministre de l’Economie Bruno Le Maire sur les meilleures réformes à engager pour financer l’écosystème French Tech. Le Ministre s’est déclaré attentif et déterminé à ce que plusieurs propositions figurent dans la loi PACTE. Parmi les propositions évoquées avec le Ministre:

  • Développer un régime d’autorisation des ICO (Initial Coin Offering) pour aider au financement des startups grâce aux cryptomonnaies.
  • Développer les fonds eurocroissance pour mobiliser l’épargne des français vers l’innovation.
  • Favoriser le recyclage de la création de valeur en facilitant les mécanismes de ré-emploi par les entrepreneurs.

La création de champions du numérique ne se fera pas sans investisseurs étrangers. France Digitale a remercié le Ministre d’avoir bien voulu intégrer sa contribution à la réécriture du décret IEF (dit Décret Montebourg). Le décret IEF devrait évoluer vers une procédure simplifiée pour les entrepreneurs et son extension aux domaines de l’Intelligence Artificielle, du cloud et de la data ne devrait concerner que les activités de R&D destinées aux acteurs dits stratégiques.

Ronan Le Moal, Directeur général du groupe Arkéa, commente : « Explorer de nouvelles voies afin de dynamiser le capital-investissement en France constitue un enjeu essentiel, afin de permettre aux entreprises de disposer des ressources financières nécessaires, à chaque étape clé de leur développement. Il est de notre responsabilité d’offrir aux entreprises de nouveaux leviers de développement en France. C’est à cette condition que nous nous donnerons réellement les moyens de soutenir efficacement les créateurs de croissance et des emplois de demain. »

Frédéric Lavenir, directeur général de CNP Assurances ajoute : « Mon souhait est que les choix des pouvoirs publics prennent en compte, le plus complètement possible, le plus fortement possible, une règle simple : la part d’épargne allouée à l’économie réelle, et en particulier au non-coté, sera directement proportionnelle au degré de mutualisation et à l’horizon de l’engagement contractuel. Il faut favoriser fiscalement, le plus massivement possible, les engagements très longs et mutualisés – le levier le plus puissant étant à cet égard le développement des produits gérés collectivement avec sortie en rente. La contrepartie doit en être évidemment une grande fluidité dans la portabilité des droits entre régimes à contraintes équivalentes pour accompagner au mieux la mobilité professionnelle des épargnants. »