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    Étape #5 de la consultation France Digitale - 1 juin 2016

Consultation animée par Jean-David Chamboredon, CEO du fonds de capital-risque ISAI,  co-président de France Digitale

 

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Dans les start-up, l’écrasante majorité des recrutements est réalisée en CDI.

LE FIGARO, 02/06/2016

RECRUTEMENT ET FORMATION 

Les entrepreneurs lillois se sont confrontés à la problématique suivante, posée par Jean-David Chamboredon, co-président de France Digitale : quelles sont les difficultés rencontrées lors du développement de vos entreprises en termes de ressources humaines ?

Pour ces jeunes startups, la volatilité de leur chiffre d’affaires, combinée à la rigidité du code du travail, les empêchent de recruter. L’équation pour les startuppers se présente ainsi : le recrutement est une phase nécessaire à la stabilisation et à la croissance du chiffre d’affaires, si le risque d’embaucher est trop élevé, comment grandir ?

Par ailleurs, les entrepreneurs ont souligné le manque de talents : des commerciaux, des ingénieurs, des développeurs. La formation commerciale est encore trop faible dans l’enseignement français, or la phase commerciale pour une jeune entreprise est essentielle à son développement.

Après avoir recruter des talents se pose la question de les garder au sein de l’entreprise. Diffférents dispositifs existent, comme l’actionnariat salarié, mais de nombreuses startups lilloises ne connaissent pas ou peu ce dispositif, il apparaît nécessaire de généraliser ce dispositif afin de permettre aux salariés de prendre part à la croissance de l’entreprise par l’intéressement.

Les start-up locales ont demandé à pouvoir bénéficier d’une réglementation spécifique.

Le Figaro, 02/06/2016

FINANCEMENT 

La France pâtit d’une image négative à l’étranger en termes d’instabilité règlementaire. Ces instabilités règlementaire et fiscale sont sources de préoccupations légitimes pour les investisseurs étrangers, et est la cause de nombreux départs d’entrepreneurs français à l’étranger.

Cette instabilité nuit tout autant aux entrepreneurs qui font le choix d’entreprendre en France. Des opportunités réelles pour les entreprises innovantes, comme le crédit impôt recherche, sont entravées par différents obstacles : de nombreux contrôles, un délai d’attente … Ces préoccupations sont un manque à gagner pour l’attractivité du pays et le développement d’entreprises innovantes dans l’économie française.

Une seconde problématique soulevée est le manque de financement et de subventions lors de la phase « go to market ». Une définition européenne existe : any exploitation process of research outcome that has a commercial objective and contributes to gaining or increasing profits and/or economic (i.e.market-related) competitiveness. Sur cette base, la Commission européenne a developpé des aides de financement en phase de commercialisation dans le programme Horizon 2020 (actions d’innovation et instrument PME). Il serait donc opportun que la France adopte une définition afin d’en définir le cadre et d’y accorder des aides de financement.

Enfin, la manque de culture économique affecte l’ensemble des couches de la société française selon les entrepreneurs lillois. Ce manque de culture économique s’avère néfaste lorsqu’il s’agit des rapports entre les startups et les banques traditionnelles. Pour se développer les entrepreneurs ont besoin de l’accompagnement des banques et notamment d’une compréhension de leur business model. Or les startups reposent sur des modèles novateurs, et innovants et les banques doivent être capable d’évoluer en même temps que les entreprises pour les besoins de financement. De plus, des dispositifs comme le plan épargne en actions destiné aux Petites et moyennes entreprises et aux Entreprises de taille intermédiaire (PEA PME-ETI) sont peu promus par les banques, et entravent le financement de l’économie réelle par les épargnants.

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Recommandations des entrepreneurs lillois 

  • Généraliser l’actionnariat salarié : occasion donnée à chaque salarié d’être actionnaire et d’être lié aux résultats de l’entreprise.
  • Instaurer des micro-entreprises au sein des collèges et lycées pour développer l’esprit entrepreneurial.
  • L’entrepreneuriat : une matière obligatoire dans toutes les filières post-bac.
  • La France devrait reprendre la définition de l’Europe « go to market », et avoir une politique favorisant cette étape.
  • Les fonds de l’assurance-vie doivent en partie être orientés vers le capital-risque.
  • Agilité et flexibilité des contrats.


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