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  • SAN FRANCISCO

    Étape #8 de la consultation France Digitale - 7 juillet 2016

Avec la participation de : 

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FISCALITÉ : US vs FRANCE

Régulièrement, le taux d’imposition sur les sociétés en France est dénoncé comme conséquent. Les entrepreneurs français de San Francisco ont insisté sur ce point : chaque pays a son équilibre qui lui est propre. La fiscalité américaine contraint aussi les entrepreneurs. L’expatriation aux Etats-Unis peut se traduire par une double imposition : la fiscalité américaine, qui demeure très élevé en matière d’impôts locaux par exemple, est combinée à la fiscalité française (ISF).

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Les startups françaises installées à San Francisco appellent à une stabilité fiscale : il est impératif pour la gestion des entreprises, et de leur développement, d’avoir une vision claire sur la règlementation en vigueur. La santé économique d’un pays en dépend largement selon les entrepreneurs français.

ATTRACTIVITÉ : LES STARTUPS CRÉENT DE LA VALEUR ÉCONOMIQUE ET SOCIALE 

Les startups de San Francisco symbolisent à la fois une victoire économique mais aussi et surtout une victoire sociale. Les entrepreneurs de San Francisco ont mis en lumière l’opportunité pour les jeunes de créer de nouveaux modèles économiques favorisant l’inclusion sociale, contrairement à l’économie dite traditionnelle. Cette inclusion favorise donc l’attractivité des Etats-Unis.

La France pâtit, elle, d’un problème de communication et d’image. Les débats houleux autour du droit du travail en sont un parfait exemple pour les startups de San Francisco. Or la France voit naître de nombreuses pépites, avec un accompagnement qualitatif. Le pessimisme ambiant français est une obstacle majeur à son attractivité pour les startupers de San Francisco.

FLEXIBILITÉ ET MOBILITÉ DES SALARIÉS

Lors d’un litige entre salariés et direction aux Etats-Unis, il est fréquent de prendre un avocat. Le risque juridique est une des particularités du système américain et a des conséquences importantes en termes de coûts, néanmoins il existe une flexibilité autour de ce risque. 

À titre d’exemple les startups de San Francisco ont évoqué la faible durée de préavis qui permet un transfert immédiat des compétences, et participe à une circulation du savoir grâce à des clauses de non-concurrence plus souples. La circulation du savoir bénéficie ainsi à l’écosystème, et ouvre la voie à l’innovation.

Les mécanismes rigides de protection des salariés sont perçus par les entrepreneurs de San Francisco comme un obstacle à la mobilité des salariés : un équilibre doit être trouvé en France entre protection et mobilité.

RELATION ADMINISTRATION – STARTUP

L’action du gouvernement américain est salué par les entrepreneurs français en matière de commandes publiques. L’État a développé une politique industrielle active et de nombreuses commandes ont été réalisées par des startups. Cette politique industrielle démontre la confiance de l’Etat dans ses jeunes pousses, et favorise ainsi leur développement. Parallèlement, les administrations américaines ont pris conscience de l’opportunité que représente le numérique. Le développement d’un Etat digital est un des facteurs expliquant la réussite numérique américaine.

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ÉDUCATION

Le thème de l’éducation, et son impact sur la société est un sujet récurrent pour les entrepreneurs, il en a été de même pour les startups de San Francisco. Ils ont reconnu la qualité de l’enseignement français, et ont souligné les atouts de cet enseignement : une éducation à la pensée logique et mathématique est une valeur ajoutée pour la France. Néanmoins, des faiblesses persistent. La culture de l’échec en France est pointée du doigt comme frein à l’entrepreneuriat. En outre, l’apprentissage aux langues étrangères n’est pas assez valorisé dans l’enseignement français : frein au recrutement, frein à l’internationalisation, cet apprentissage est pourtant au coeur du développement des pépites françaises. En conclusion, l’éducation doit être repensée au même titre que la société progresse, les startups de San Francisco sont unanimes sur l’instauration de nouveaux enseignements comme le coding afin d’apporter les outils essentiels aux plus jeunes sur le futur marché de l’emploi.

FINANCEMENT

D’après l’expérience des entrepreneurs de San Francisco, un constat peut être fait : les startups françaises sont sous-financées. De nombreuses raisons sont évoquées pour expliquer ce phénomène : manque de capitaux, les fonds de capital-risque américains sont frileux vis-à-vis du droit du travail français, et de l’instabilité fiscale.

Autre point de vue, la vision de l’entrepreneur en France est encore trop auto-centré sur le marché français et/ou européen, tandis que les entrepreneurs installés à San Francisco ont des ambitions mondiales. Cette focalisation sur le marché français et européens peut être un frein à l’investissement et pour les ambitions des fonds de capital-risque.

Synthèse des propositions

  • Déterminer un pourcentage d’accès à la commande publique pour les startups ;
  • La stabilité fiscale doit être une des priorités du gouvernement ;
  • Participation de l’Etat au développement d’économies alternatives en réduisant les règlementations précipitées ;
  • Décloisonner le savoir : assouplir les clauses de non-concurrence dans le droit du travail ;
  • Développer l’attractivité française ;
  • Instaurer un secrétaire d’Etat au e-gouvernement ;
  • Augmenter le coefficient des langues étrangères au Baccalauréat.

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