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Deuxième étape de la consultation des entrepreneurs du numérique, France Digitale s’est rendue dans le Grand Ouest à la rencontre des startups rennaises. Accueillie à la FrenchTech Rennes – St Malo, les échanges furent riches et constructifs, retour sur cette étape bretonne !

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Avec la participation de :

 

 

CULTURE DU RISQUE ET ENTREPREUNARIAT

Les freins culturels et l’aversion au risque sont des problématiques soulevées par les entrepreneurs rennais, une fois de plus, le manque de connaissance du milieu entrepreunarial est mis en exergue. Ces freins se font d’autant plus ressentir dans la relation des startups avec les banques. Selon les entrepreneurs, les banques ont de la peine à s’adapter aux nouveaux modèles économiques du numérique ce qui engendre inévitablement des freins de financement. En d’autres termes, banquiers et startuppers ne parlent pas le même langage.

Cette culture du risque est tout aussi faible au sein de l’éducation. Comment susciter l’envie d’entreprendre en France ? Afin que chaque milieu s’appréhende, les entrepreneurs de Rennes ont évoqué la nécessité de renforcer les liens entre les associations d’entrepreneurs et les rectorats. Ces mêmes associations pourraient ainsi intervenir auprès des établissements scolaires pendant les temps périscolaires et développer des projets collectifs.

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RECRUTER DES TALENTS

Les startups de la Région Bretagne rencontrent des difficultés pour recruter certains talents : les développeurs, les commerciaux, et les informaticiens sont les principaux profils recherchés ! Une fois le problème identifié, les entrepreneurs ont réfléchi aux possibilités de pallier ce manque. Les leviers possibles seraient l’alternance et la reconversion professionnelle.

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L’entreprise doit certes accepter de former mais c’est un vrai vivier pour l’emploi !

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Il serait donc opportun de créer un label entreprise accueillant les reconversions professionnelles, afin d’avoir une meilleure communication avec Pôle Emploi.

 

 

FINANCEMENT

La fragmentation des réseaux locaux de Business Angels ne favorise pas les investissements importants dans les startups comme Outre-Atlantique. Les entrepreneurs rennais souhaiteraient qu’il y ait une réorganisation des investissements des Business Angels pour favoriser les investissements groupés.

L’épargne est un vivier important pour le financement de l’économie réelle, mais l’incitation à investir dans les startups doit être plus forte. Si 0,001% des 1 400 milliards d’encours des épargnants français revenait aux startups, le problème du financement des startups serait moindre.

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AGILITÉ ADMINISTRATIVE

La relation startup – administration s’avère complexe dans la mesure où il y a une production à outrance des normes administratives. Cette complexité ne s’accorde pas avec l’agilité des startups. On observe néanmoins que la Banque Publique d’Investissement est un modèle d’institution publique qui “comprend” les entreprises, cet exemple démontre que l’administration peut tout à fait adapter sa culture.

Les entrepreneurs considèrent que le Crédit Impôt Recherche n’est pas adapté aux startups. Pour en bénéficier, le salarié doit passer 50% de son temps en recherche et développement, cette contrainte ne correspond pas à la réalité économique des startups.

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Le principal cheval de bataille des entrepreneurs rennais a résidé dans la simplification administrative

Le Figaro, 23/04/2016

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L’INTERNATIONAL

Les startups déplorent que les investisseurs étrangers aient une réticence à l’idée d’investir en France. Parallèlement, il demeure encore complexe de faire venir des salariés étrangers en raison d’un problème d’attractivité.

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Les recommandations des entrepreneurs du Grand Ouest

  • Instaurer un guichet unique des financements
  • Renforcer les liens entre associations d’entrepreneurs et les rectorats
  • Création d’un label pour les entreprises qui accueillent les reconversions professionnelles
  • Instaurer un Small Business Act européen
  • Réorganiser les investissements des Business Angels : favoriser les investissements groupés
  • Créer une “Small Business Administration”, formée aux problématiques entrepreneuriales.
  • Réduire le nombre des dispositifs d’aide à la création d’entreprise
  • Étudier la possibilité de transformer RSA et ARE en “capital départ” ou “revenu minimum entrepreneur” pour les personnes porteuses d’un projet de création d’entreprise.

 

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